Soloîde
Tel un radeau à la dérive sur la Mer du temps,
Un grain de sable dans un désert blanc.
Un pot-pourri de connaissances M'envahi,
Comme si mon âme s'éveillait par l'écrit.
Mes mains jouent à leur petit jeu,
Mon moral, lui ne demande pas mieux.
Je ne saurait dire pourquoi, cet état d'être
M'enflamme et me monte à la tête.
De vulgaires coups du bout de mon crayon,
Et le soleil brille de mille feux à l'horizon.
Progressivement se crée mon monde,
Aussi vrai que la terre est ronde.
Les détails sont si impressionnants,
Que les personnages semblent vivants.
Figés dans un monde dont j'ai le plein contrôle,
Chacun est destiné à son propre rôle.
L'un d'eux, perdu au centre de la mer,
Écris en vain ces vers...